Ma lecture du moment

Publié le par JU

Pour tout vous dire, je n'aime pas trop acheter des magazines. La plupart du temps, je lis quelques articles qui m'intéressent et ca part à la poubelle ou ca s'empile comme des montagnes dans un coin encore libre de ma chambre... Et puis, je trouve rarement un magazine qui m'aille, qui me corresponde.

Là j'avoue que ce magazine m'a plutôt séduite, par le style (design assez branché à la mode), par les articles touche-à-tout (y'en a pour tous les goûts : news, culture et société, musique, ciné, livres, art, médias, jeux vidéos...), par le ton ironique employé (rien que les titres en couverture en disent long sur le contenu du magazine).
Bref, ce mois-ci, le gros sujet traité : L'entreprise mène-t-elle au paradis ? Pourquoi sommes-nous prêts à tout pour un CDI ?

Je conseille particulièrement ce numéro mensuel de mai à tous ceux qui se posent encore la question d'être salarié ou à son propre compte. Tous les clichés du salarié bien sous tout rapport prêt à tout pour garder son emploi, par peur de la précarité, comme si sa vie en dépendait.
Paradoxalement, on apprend que d'après une étude de Speednetworking, 95% des jeunes diplômés en recherche d'emploi ne donnent jamais de nouvelles aux employeurs après un premier entretien d'embauche et que 45% des salariés (public et privé) se déclarent mécontents de leur entreprise d'après une enquête CSA. Pour beaucoup de salariés, le CDI est un rôle de composition où il faut jouer un autre rôle que le sien propre, faire semblant de bien s'entendre avec ses collègues. D'ailleurs pour 91% des salariés en CDI, le plus important dans leur vie professionnelle n'est pas l'argent ni le prestige mais l'ambiance et la qualité des relations avec les chefs et collègues (je me situe dans cette tranche, personnellement).
Je trouve qu'en général, l'entreprise oblige à jouer des rôles idiots. Dans ce Technikart de mai, justement, un sociologue dit à juste titre : "Le CDI rend presque tout supportable, les abrutis deviennent sympathiques, les blagues presque drôles, la connerie fait partie de la vie..." (j'adore cette phrase, elle est tellement vraie ! lol)., Bref, une vision pessimiste de l'entreprise de nos jours, mais il faut trouver des bons côtés. Tout n'est pas noir non plus.
Tout ca pour dire que la précarité n'est pas que dans le CPE ou le CNE mais existe aussi dans le CDI (une nouvelle forme de précarité intellectuelle qui assujettie les salariés et qui pousse à accepter n'importe quel job, contrat, employeur, à n'importe quel prix).
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J
Oui, c'est un peu ce que j'essayais d'expliquer... Il est primordial d'être passionné par ce qu'on fait, je pense d'ailleurs que la majeure partie des salariés tiennent grâce à ca, sinon, à quoi se raccrocherait-on ? <br /> L'emploi idéal n'existe pas. Tout le monde connaît un jour : un patron harceleur, des collègues détestables, des objectifs impossibles à atteindre, des stratégies machiavéliques, des trahisons, et j'en passe..
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C
Euh... même après 17 ans de bons et loyaux services, je trouve que mon entreprise est truffée (comme le pâté hein...10%...) d'abrutis, mais je ne me gêne pas pour le faire savoir non plus !! Heureusement, j'aime mon job, et pour moi c'est le plus important. Avec l'âge, on se blinde, on réussit à vivre avec des œillères qui ne laissent passer que le meilleur ! Je n'ai plus vingt ans, je ne refais plus le monde...
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