L’été et ses maux de la fin : la rentrée !

Publié le par JU

Donc que vous soyez restés ou partis, vous voici enfin revenus ! Et tous en même temps, bravo pour cette harmonie. Ceux qui ne sont pas partis, soyons objectifs, arrivent un peu avant les autres. Ils ont pourtant une bonne longueur de retard. Mais ce retour, sans cet aller, leur gagne beaucoup de temps et de fatigue. Enfin, ils sont là, nous sommes là, nous voici tous réunis, même les ministres sont là, c’est dire si c’est complet. Tous ces oubliés des vacances qui ont regardé les autres s’en aller du haut de leur sixième étage sans ascenseur, se font tout de suite questionner le soir des grands retours, par les revenants aux nez pelés comme des patates nouvelles : « Alors, çà c’est bien passé ? Vous étiez où ? Nous, on est bien tombé, mieux que l’an dernier ! ». Et ils répondent dignement, sans la moindre gêne : « Où voulez vous qu’on aille avec le chat et le canari. Cette année, on n’a pas bougé. Mais l’an prochain, c’est déjà retenu, et depuis longtemps. Tout est prêt. On a même versé. Destination, les Canaries, mais sans le chat, il est tellement joueur ! Ce n’est pas donné. Vous savez, ce sont des îles. C’est entouré, si vous voyez ce que je veux dire. Et mieux vaut ne pas tenter d’en partir comme çà, surtout avec un chat ou un canari. Et un mari ! ».

C’est souvent pour une question de moyens que certains sont restés. C’est aussi pour la même raison que les autres reviennent, sinon pourquoi voulez-vous qu’ils reviennent, pas pour nous. D’autant qu’en villégiature tout est ruineux, voire hors de prix : le pain au levain, le vin, les vingt tickets du golf miniature, la visite du clocher… et le dentier de mamie égaré lors d’une partie de pêche parfaitement improvisée car beaucoup trop sous-marine. Son dentier fut, hélas, emporté par la nouvelle vague. A la marée basse, on a fouillé tous les coins de rochers, soulevé les cailloux, la jetée, trois bateaux, deux vacanciers, rien. Un dentier sûrement pas perdu pour tout le monde, les requins vieillissent aussi ! Et l’important, la dignité même, est de conserver, sa vie durant, tout son mordant !

Une rentrée donc à fond la forme alors que justement les fonds n’ont plus la grande forme et que tous les ronds sont passés dans l’eau ! Même les deux sous n’ont plus le dessus ! L’été se termine donc avec les maux de la fin ! Des mots cruels, inhumains, qui séparent deux mains, dès demain, maintes et maints. Ainsi, tous ceux qui ont noué une idylle estivale se retrouvent le bec dans l’eau. Et souvent à sec, nous le disions plus haut. N’y pensons plus, c’est fini ! Les vacances, voilà une bonne chose de faite. Et puis c’est le moment idéal pour prendre des décisions, les bonnes, les vraies : « J’irai plus chez Lucette, je ne boirai plus de bière ou à la pression et une à la fois, je pratiquerai le tri sélectif, je ne voterai plus Arlette Laguillier, je me laverai les pieds plusieurs fois par semaine, j’inviterai ta sœur à ton anniversaire ou ta mère ou les voisins ou tes copains mais pas tous à la fois. D’ailleurs, tu le sais, ils ne s’entendraient pas »...
(extrait d'un texte écrit par J-P Brun, du "Trousse Chemise" à Langan en Bretagne > café chantant)
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Publié dans bla bla inclassable

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Y
poukoi ta effacer mon commantère il te plè pas ?<br />
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C
Tu sais comme moi qu'une déco réussie n'est pas toujours à base de rococo ou de gothique flambloyant !!
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J
Merci Claudine, c'est grâce à toi. Mais comme tu peux le voir, j'ai choisi la voie de la facilité ! ;-)
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C
Joli texte, et joli fond ! ;-D
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